Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 18:51

Le Centre Culturel Le Bief, le Conseil Général

dans le cadre du Bivouac des facs
sont heureux de vous proposer
une conférence

mardi 18 mars à 18h30

 

cinéma La Façade, Ambert

Les abeilles sont-elles condamnées à disparaître ?

 

Frédéric Delbac, Biologiste

 

Laboratoire Microorganismes, Génome et Environnement  CNRS / université Blaise Pascal / université d'Auvergne Clermont-Ferrand

La surmortalité des abeilles domestiques et la diminution des populations de pollinisateurs sauvages constatées à travers le monde ces dernières années sont à l’origine des préoccupations écologiques et agro-économiques actuelles. Outre leur rôle dans le maintien de la biodiversité florale, les pollinisateurs garantissent également plus d’un tiers de nos ressources alimentaires. On estime qu'il faut près de 4 millions de fleurs et un parcours de 150 000 km pour produire 1 kg de miel !

Dans la nature, les êtres vivants sont exposés à de multiples facteurs de stress, d’origine biologique ou non. Bien que de nombreuses données soient disponibles sur l'influence des stress nutritionnels, parasitaires et chimiques sur la santé des abeilles, aucun d'entre eux n'a pu être isolé comme unique responsable du déclin des populations d'abeilles. En 2011, on a montré que, lorsqu'elle était exposée à un parasite ainsi qu'à des insecticides, l'abeille domestique voyait son taux de survie diminuer plus que si l'on faisait la somme des impacts de chaque facteur de stress.

En France, les abeilles domestiques de l'espèce Apis mellifera représentent l'outil de travail d'environ 70 000 apiculteurs professionnels et amateurs. Quelles pistes sont explorées aujourd'hui par les chercheurs pour améliorer la gestion et la protection du cheptel apicole face au danger que représentent les pollutions environnementales et les pathogènes — seuls ou en combinaison — sur la santé de l'abeille ?

Frédéric Delbac dirige l'équipe de recherche Interactions hôtes-parasites au sein du laboratoire clermontois. Il travaille plus particulièrement sur les micro-champignons qui parasitent l'abeille mellifère et entraînent une mortalité importante dans certaines ruches alors que d'autres colonies restent en bonne santé malgré la présence de ces parasites.

Partager cet article

Repost0

commentaires