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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 14:00

Le Centre Culturel Le Bief
dans le cadre du Bivouac des facs,
en partenariat avec le Conseil Général

vous donne rendez-vous à la conférence :

Entre islam et démocratie : quelle citoyenneté ?
Par Mahnaz Shirali - Sociologue politique

Maison des sciences de l’Homme, Paris, Mahnaz Shirali est née à Téhéran. Titulaire d’un doctorat de l’école des hautes études en Sciences Sociales, ses recherches portent sur l’Islam et la philosophie politique du monde iranien. Elle a publié La Jeunesse iranienne, une génération en crise, Le Monde / PUF, 2001, Entre islam et démocratie, parcours de jeunes Français d’aujourd’hui, Armand Colin, 2007, La malédiction du religieux. La défaite de la pensée démocratique en Iran, François Bourin, 2012.

 mardi 14 mai 2013 à 18h30

au cinéma La Façade, Ambert

 

En 2012 des enquêtes ont montré que 35 % de la population française — dont 63 % sont des 18/24 ans — se disait sans religion. Parallèlement, l’islam a vu multiplier par deux le nombre de ses fidèles qui représentent 3,2 % de la population, les plus jeunes s’avérant les plus pratiquants. Moins de 20 % des plus de 40 ans se rendent régulièrement à la prière, alors qu’ils sont plus de

30 % entre 21 et 25 ans. Pourquoi cette « affirmation musulmane » est-elle plus particulièrement marquée chez ceux qui sont nés en France ou qui y sont arrivés jeunes ?

Les défenseurs du modèle d’intégration républicaine imputent ce mouvement à des causes économiques, sociales et aux discriminations communautaristes. D’autres, plus sensibles au poids des représentations culturelles, questionnent plus précisément les valeurs d’une jeunesse qui a vu se briser le rêve d’intégration de ses parents. Mal de vivre, sentiment de rejet au rang des « laissés pour compte de la démocratie », échec scolaire, chômage, ont ouvert la voie au désespoir, à la haine mais aussi à l’identification aux victimes des « injustices du monde ». Comment ce recours à l’islam a-t-il pu finir par s’égarer dans une voie dogmatique qui s’appuie sur la foi en des valeurs archaïques et sur le fanatisme ? Est-ce la faiblesse de la connaissance de l’arabe et du fait religieux chez ces jeunes qui favorise l’emprise sur eux de prédicateurs souvent autoproclamés ? En quoi les valeurs prônées par ces discours qui confondent le religieux et le politique s’opposent-elles à la pensée démocratique, à l’exercice de la citoyenneté et au « vivre ensemble » ?

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